Étudiant à l’ISEN Ouest, Florian a multiplié les expériences pour construire progressivement son projet professionnel : semestre en Malaisie, projet étudiant à impact, stage au sein du LabISEN puis immersion en entreprise. Un parcours guidé par une même envie : mettre la technologie, la data et l’intelligence artificielle au service de problématiques concrètes, notamment environnementales.
De Brest à la Malaisie : une première expérience de terrain
Florian débute son cursus sur le campus de Brest en Cycle Environnement. En deuxième année, il choisit le Parcours International et part effectuer son second semestre en Malaisie.
Sur place, il participe à un projet consacré à la gestion de l’eau dans les tourbières. Ces écosystèmes, particulièrement sensibles à l’assèchement et aux incendies, nécessitent une surveillance précise. Après un travail de modélisation en cours et en TD, Florian participe à des missions de terrain pour recueillir des données, réaliser des prélèvements et mieux comprendre le fonctionnement de ces milieux.
Une première expérience qui confirme son intérêt pour l’observation et l’analyse de données appliquées à l’environnement.
En parallèle de son parcours académique, Florian s’investit dans la vie étudiante de l’école. Il rejoint en deuxième année le club chargé de préparer l’accueil des nouveaux étudiants avec l’organisation du traditionnel week-end d’intégration. L’an dernier, c’est en tant que coach de basketball qu’il s’engage.
SpectraWater : détecter les maladies des plantes grâce à l’imagerie
En troisième année, Florian s’investit dans le Hult Prize, une compétition internationale d’entrepreneuriat étudiant à impact. Avec son équipe, il cofonde SpectraWater, un projet qui atteindra le top 6 de la finale nationale française.
Le principe du projet est d’utiliser une caméra multispectrale et l’intelligence artificielle pour détecter les premiers signes de maladie sur des cultures sous serre, avant qu’ils ne deviennent visibles à l’œil nu.
La caméra analyse plusieurs bandes spectrales, notamment dans l’infrarouge, afin d’identifier des changements dans le fonctionnement de la plante. Une IA peut ensuite repérer les zones anormales et permettre au producteur d’intervenir de manière plus précoce et ciblée.
Florian prend en charge le prototype, le traitement des images et le modèle de détection, mais aussi l’identité du projet et son pitch.


Au LabISEN, passer du projet à la recherche
Cette expérience lui donne envie d’aller plus loin dans la compréhension de l’imagerie spectrale. Il sollicite alors de sa propre initiative l’équipe LSL du LabISEN, le laboratoire de recherche de l’ISEN Ouest, pour réaliser un stage de trois semaines.
Son sujet de stage porte sur l’utilisation de l’imagerie hyperspectrale pour détecter des corps étrangers parmi des amandes et des noix, qu’il s’agisse de morceaux de coque ou de plastique, visibles ou non.
Ce stage lui permet surtout de manipuler de véritables équipements scientifiques et de travailler sur des modèles d’intelligence artificielle plus avancés que ceux abordés jusqu’alors en cours.
« J’ai pu poser toutes mes questions aux enseignants-chercheurs, qui étaient très disponibles. Je ne pensais pas avoir accès à autant de matériel et de possibilités d’expérimentation. »
Deux stages pour préparer la suite
Florian ne s’arrête pas là. Durant le même été, il réalise un second stage chez Axens, à Paris. Cette fois, il se rapproche du métier de data scientist en travaillant sur un pipeline complet de données : compréhension, nettoyage, traitement et préparation à la mise en production.
Ces deux stages, pourtant non obligatoires, Florian les a réalisés pour préparer son entrée en apprentissage. Il rejoint cette année Airbus Defence and Space, où il travaillera comme data scientist sur des problématiques liées à l’observation de la Terre.
De la Malaisie au LabISEN, en passant par SpectraWater, chaque expérience lui aura ainsi permis d’aller un peu plus loin et de construire, par l’expérimentation, la suite de son parcours.
